Mise à jour du Plan d’action pour la réconciliation pour 2026

Au cours de la deuxième année de mise en œuvre de notre Plan d’action pour la réconciliation (PAR), nous continuons à réfléchir, à apprendre et à nous remettre en question, tant en tant qu’organisation qu’à titre individuel. L’un des volets de notre engagement dans le cadre du PAR consiste à tenir la communauté Catalyste+ au courant de ces progrès. Mais surtout, notre engagement envers le PAR est une promesse de rendre des comptes aux Peuples Autochtones.
Les progrès sont complexes lorsqu’il s’agit de réconciliation. Cela implique que nous devrions disposer d’étapes mesurables menant à un objectif final bien défini. Or, cela ne correspond pas à la réalité ni à la complexité de cette initiative. Cette leçon a été difficile à accepter pour un groupe de personnes très performantes qui excellent face aux défis et qui sont motivées par nos réalisations.
En termes simples, ce n’est pas à nous de définir la réussite; seules les communautés Autochtones peuvent le faire. Nous pouvons toutefois reconnaître les mesures que nous prenons dans un esprit de réconciliation.
Nous sommes tiraillés entre deux vérités : nos efforts comptent, tout comme le contexte historique.
Cela signifie que nous pouvons reconnaître les changements que nous avons apportés, comme l’affectation des ressources, les politiques nouvelles et mises à jour, ainsi que notre engagement à écouter pour mieux comprendre les réalités et les défis actuels auxquels font face les Peuples Autochtones au Canada. Et nous devons également reconnaître que, même si ces changements peuvent nous sembler importants, ils ne représentent que l’équité qui aurait dû exister il y a des siècles.
Ne confondons pas les bonnes intentions avec un travail bien fait. Il nous reste encore beaucoup à faire.
Au cours de l’année dernière, nous avons travaillé fort pour surmonter l’inertie. Le changement à ce niveau n’est pas facile. C’est dérangeant. Il nous oblige à remettre en question les normes, à dénoncer les comportements et les pratiques empreints de préjugés et à admettre les domaines où nous avons des lacunes. C’est difficile.
Notre résistance n’est pas un refus de changer; elle semble enracinée dans l’incertitude.
Nous ressentons l’anxiété qui accompagne les défis pour lesquels il n’existe pas de voie claire vers la réussite. La crainte de ne pas y arriver peut freiner les progrès. Nous l’avons constaté au cours de notre propre parcours.
Chronologie du PAR

Dans la mise à jour de l’année dernière, nous avons reconnu notre tendance naturelle à vouloir faire les choses efficacement et nous avons réalisé que la réconciliation ne peut pas être traitée de la même manière. Notre priorité pour l’année était de clarifier nos intentions en matière de réconciliation, ce que nous avons fait.
Nous avons également identifié le besoin d’un cercle consultatif autochtone pour nous aider à aller de l’avant. Bien que nous n’ayons pas atteint notre objectif, nous sommes sur le point de finaliser la composition du groupe et visons à tenir notre première séance au début de 2027.
Le changement comporte plusieurs niveaux. En surface, nous voyons les activités mesurables : les tâches accomplies, le nombre de mandats, etc. Les changements les plus importants, cependant, se produisent sous la surface. À mesure que nos points de vue et nos croyances évoluent, notre capacité à favoriser la confiance et la sécurité relationnelles avec les peuples Autochtones évolue également. Cela influe sur la façon dont nous abordons notre travail, dont nous en parlons et dont nous transposons l’esprit de réconciliation dans d’autres aspects de notre vie.
Ce genre de changement se produit dans le cœur.
Lorsque nous réfléchissons à notre PAR, la question n’est pas seulement « Qu’avons-nous accompli? », mais aussi « Comment nos décisions, nos relations et notre milieu de travail évoluent-ils? »
Que pensons-nous et que disons-nous au sujet des détenteurs de droits et des Peuples Autochtones?
Les choses changent-elles réellement au sein de notre organisation?
Qu’est-ce qui fait obstacle à nos intentions? La peur? L’orgueil? Autre chose?
En tant qu’individu, comment est-ce que je désapprends, réapprends et évolue?
Tout ce que nous faisons ne nous semble pas forcément digne d’être mentionné ou de pouvoir être coché sur une liste. Nous ne pensons peut-être pas à le signaler, mais chaque effort en faveur de la réconciliation est significatif.
La réconciliation se vit au quotidien. Le PAR n’est qu’un mécanisme.
Le Plan d’action fournit une structure, une orientation et une documentation. C’est un compte rendu de nos engagements et des mesures que nous avons prises et que nous continuerons de prendre, pour nous réconcilier avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. La réconciliation implique de désapprendre les préjugés et les présupposés qui influencent nos décisions, nos pratiques et nos actions.
Alors que nous entamons la troisième année du PAR, notre priorité est d’approfondir notre engagement, tant à titre d’organisation qu’à titre individuel. Nous engageons à apporter des changements. Nous engageons à consacrer davantage de temps et d’efforts. Nous engageons à repenser et à réviser nos normes. Nous engageons à relever le défi, même si le succès n’est pas garanti.
Témoignages du personnel de Catalyste+
Une leçon majeure que j’ai progressivement apprise à démêler en moi-même est le conflit intérieur lié au fait de ne pas vouloir commettre d’erreur. Essayer si fort de ne pas dire ou faire quelque chose de mal m’a, en soi, empêchée d’apprendre, de comprendre et de marcher aux côtés de mes pairs Autochtones.
J’ai appris à ne pas le prendre personnellement ni à m’offusquer si les Autochtones ne me font pas confiance dès notre première conversation ou ne sont pas convaincus parce que je leur propose par l’entremise de nos services. Il y a là une histoire qui m’est étrangère et qu’il faut reconnaître… Il faut du temps et de la confiance pour bâtir une relation, peu importe la sincérité de vos intentions. On a toujours quelque chose à apprendre.
Au cours des deux dernières années, je me suis davantage intéressée aux défis et aux réalités des Peuples Autochtones au Canada et j’ai fait l’effort de m’informer en lisant des articles, en faisant des recherches et en essayant de comprendre comment mon travail est lié à ces enjeux. J’ai encore de la difficulté à cerner les moyens concrets par lesquels je peux contribuer à la réconciliation, mais le fait d’en apprendre davantage me semble être un pas concret.
La plupart du temps, on ne peut qu’imaginer ce que les gens ont vécu et ce qui pourrait constituer un déclencheur. J’ai appris que je devais faire preuve de curiosité et d’empathie pour construire plutôt que de nuire. Je sais que je ferai des erreurs, mais j’espère m’améliorer et faire mieux au fur et à mesure que j’apprends.
Ce n’est que depuis quelques années que j’ai commencé à comprendre les enjeux actuels et leurs répercussions à long terme. Pour moi, la réconciliation commence par la compréhension de ce qui s’est passé, puis par le fait d’avancer ensemble vers un meilleur avenir pour tous.
J’apprécie les efforts de Catalyste+ en faveur de la réconciliation. Je suis fière de faire partie d’une organisation qui célèbre la Journée du chandail orange d’une manière qui favorise la réflexion et la participation à des événements locaux. Ainsi, en tant qu’alliée, je peux offrir mon soutien aux membres de la communauté Autochtone qui sont en deuil et en voie de guérison en cette période.Au cours de l’année dernière, j’ai eu l’occasion d’apprendre davantage auprès de collègues et de conférenciers Autochtones. Je suis reconnaissante des connaissances partagées, qui m’ont permis de mieux comprendre leur réalité et de reconnaître le fardeau que représente cette responsabilité. Il reste encore beaucoup à faire pour poursuivre la guérison et (re)bâtir la confiance, mais j’ai bon espoir que nous soyons sur la bonne voie.
Nous devons continuer à nous interroger sur la manière d’orienter nos efforts vers des activités superficielles et visibles ou vers l’esprit global de la réconciliation. En vérité, l’un n’exclut pas l’autre; pour réaliser des progrès significatifs, il faut investir dans les deux.
Cela nous oblige à réévaluer la manière dont notre modèle de développement économique s’applique à notre travail auprès des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Nous le considérons souvent comme un processus linéaire : le renforcement des capacités par le biais des compétences et des ressources mène à des possibilités économiques, ce qui se traduit par la croissance économique. Mais il y a d’autres aspects à prendre en compte.
L’esprit de réconciliation exige une approche différente. Notre modèle doit donc être un échange réciproque. Il s’agit d’un échange mutuel de connaissances où nous apprenons également les coutumes et l’histoire Autochtones et où nous comprenons leurs réalités actuelles.
La beauté du modèle Catalyste+ Advisor réside dans le fait que chaque mandat a le potentiel de constituer un travail de réconciliation actif et concret sur le terrain. Il peut contribuer à instaurer la confiance, à renforcer la défense de l’autodétermination Autochtone et à mettre en pratique des façons respectueuses et réciproques de travailler avec les nations.
Catalyste+ est un lieu de rencontre où cela peut se réaliser.
Nous assumons ce rôle avec humilité et un sens des responsabilités. Forts d’intentions claires et d’une histoire de près de 60 ans de partenariat avec les peuples Autochtones, nous voyons comment notre rayonnement et notre influence peuvent créer et favoriser des occasions de faire progresser une réconciliation significative.
Notre priorité pour l’année à venir est de prendre des décisions délibérées, d’adopter de nouvelles politiques et d’adopter de nouveaux comportements, en gardant à l’esprit les générations futures. Nous pouvons nourrir le sol et bâtir des systèmes si profondément enracinés qu’ils perdureront bien après l’expiration de nos plans actuels. Tout comme lorsque l’on plante un arbre dont on ne profitera peut-être jamais de l’ombre, notre responsabilité consiste à veiller à la santé du jeune arbre et à son environnement.
Nous reconnaissons que ce que nous accomplissons aujourd’hui ne suffira pas à effacer des siècles d’histoire coloniale. Les communautés Autochtones peuvent percevoir les changements qui nous semblent significatifs comme étant évidents et attendus depuis longtemps. Ces deux points de vue sont valables.
La guérison et le renouveau des relations avec les Peuples Autochtones exigent de l’honnêteté, de la confiance, du consentement et un engagement commun à avancer ensemble, dans un esprit positif.
Comment les Canadiens peuvent appuyer la réconciliation
Achetez un chamois orange ou un doudou orange pour rendre hommage aux enfants, aux survivants, aux familles et aux communautés touchés par le système des pensionnats indiens.
Recommandez des contacts Autochtones pour qu’ils se joignent à la communauté des conseillers Catalyste+.
Communiquez avec notre équipe des Services aux Autochtones et aux Habitants du Nord (INS) pour explorer des façons d’appuyer nos programmes de réconciliation.
Demandez un conférencier Autochtone de Catalyste+ pour votre événement spécial ou votre groupe confessionnel.
Soutenez les entreprises autochtones chaque fois que vous le pouvez, comme le font certains partenaires de Catalyste+.
Effectuez des recherches et rédigez des propositions visant à accroître les ressources et le financement de nos programmes de réconciliation.
Participez aux déjeuners-conférences mensuels offerts par l’équipe INS.
Passez en revue les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation.
Recherchez des récits écrits par et sur les Autochtones afin d’humaniser ce parcours et d’en apprendre davantage sur les nombreuses nations et cultures.
Lisez notre déclaration d’intention du RAP.
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